Le dab est un virus très contagieux que vous avez sans doute dû choper par mégarde. La multiplication virale de ce geste en soirée vous intrigues et vous vous interrogé sur les origines du mouv’ turn up qui cartonne un peu partout en ce moment ? Don’t worry on a pensé à vous !

Tous les prétextes et lieux sont bons pour le réaliser ! En même temps il faut dire que le geste est très simple : pendant que la tête se plonge sèchement vers le coude, l’autre bras est pointé quasi-simultanément dans le sens opposé de sorte à dégainer un dab aussi fulgurant et classieux qu’une bastos de Zizou en finale de la Ligue des champions 2002.

Attention: La réalisation d’un dab efficace repose essentiellement sur votre degré de fresh attitude (you know what I’m sayin’ ?). Pour schématiser, si votre dégaine ressemble à pas grand chose, pardon, abstenez-vous !

L’histoire « officielle » du Dab

Le premier à réaliser cette drôle de gestuelle, telle que nous la connaissons actuellement, est Jérémy Hill, lors d’un match de football américain. Mais le mouvement va véritablement prendre une toute autre ampleur et être relayé massivement quand Cam Newton, la superstar des Panthers, va l’utiliser pour célébrer un touchdown le 18 octobre 2015.

Le dab va finalement recevoir ces lettres de noblesse à partir du moment où il va être récupéré et « vulgarisé » par le mouvement Hip-Hop notamment grâce au producteur Young Metro Boomin ainsi qu’aux rappeurs d’Atlanta parmi lesquels, Skeepa da flippa, PeeWee LongWay et le groupe Migos. Ce dernier a surfé sur la vague de la mode et en a profité pour sortir un véritable banger en guise d’hymne au dab. Concept minimaliste mais très efficace !

Du fait du matraquage médiatique dont il a rapidement fait objet, le phénomène s’est invité en NBA, où LeBron James l’a expérimenté sous les hourras de la foule qui a pu observer une augmentation significative de dab sur les parquets ces derniers temps.

Peu à peu le dab fait son chemin, et après avoir vu le jour au States, (comme la plupart des phénomènes de mode) il apparaît pour la première fois en Europe grâce au jeune internationale français, Paul Pogba.

Adepte des célébrations inspirées des gestuelles dites « urbaines », le joueur de la Juventus Turin s’est rapidement mué en représentant officiel du dab européen au point de faire des émules auprès de beaucoup de joueurs du Vieux Continent.

L’histoire « non-officielle » du Dab

Oui mais voilà. Comme cela est le cas pour la grande majorité des phénomènes populaires, les puristes aiment un peu se la ramener et rappeler la partie immergée de l’iceberg ainsi que les origines obscures qu’on souhaiterait nous cacher !

Selon certaines sources , l’invention du dab ne daterait pas d’hier et ne serait pas à attribuer aux stars ricaines du moment.

Remontons 15 ans en arrière aux Etats-Unis, en Caroline du Nord, une nuit du 9 février 1991 lors d’un mythique « Slam dunk » auquel prennent part des Rookies du ballon orange parmi lesquels Shawn Kemp, Rex Chapman et un certain Dee Brown.

Meneur de jeu évoluant au sein des Celtics de Boston (où il y passera 8 années), le jeune Dee Brown se distingue au cours du concours de dunk en réalisant des gestes tous plus géniaux les uns que les autres, devant un public émerveillé par tant d’audace.

Et puis soudainement, la folle idée lui vient de réaliser un dunk en ayant les yeux masqués par son avant-bras ! Ce geste venu d’ailleurs lui permet de soulever la foule et de remporter le Slam Dunk Contest. Mais pas que.

En effet, suite à cette brillante inspiration, Dee Brown serait devenu le précurseur du dab… Sans même le savoir. Preuve en image.

Cette version romantique de l’histoire ne fait pas l’unanimité bien que la comparaison entre le « dunk dab » de Dee Brown et le dab tel qu’on le connait aujourd’hui ne soit pas totalement inappropriée.

Enfin bref, il est fort probable que les origines du dab vous paraissent toujours aussi floues et incertaines… mais rassurez-vous, c’est également notre cas. Et puis de toute façon qui continuera de daber dans 2 ans…