Vous connaissez tous les dreadlocks, que certains appellent « dread »« locks »« rasta »« tresse » et la plupart d’entre vous les associent aux rastas. On vous explique leur origine.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, les dreadlocks tirent leur origine de… la Bible ! En effet, les rastas se conforment à une recommandation de l’Ancien Testament :

Pendant tout le temps de son naziréat, le rasoir ne passera point sur sa tête ; jusqu’à l’accomplissement des jours pour lesquels il s’est consacré à l’Éternel, il sera saint, il laissera croître librement ses cheveux. (Nombres 6:5).

Le premier des rastas, Marcus Garvey avait le cheveu court. Dans les années 20, c’était un prêcheur qui prônait dans le quartier noir de Harlem à New York le retour en Éthiopie, où régnait celui qui, pour lui, était le dieu vivant qui mènera le dernier combat contre le mal : l’empereur Ras Tafari, plus connu sous le nom de Haïlé Sélassié. A l’époque, pas de look rasta. Sur ses photos, Marcus Garvey pose en uniforme d’opérette avec un bicorne.

Il faudra attendre que le mouvement se développe en Jamaïque dans les années 40 pour voir surgir les premiers rastas : des rebelles des montagnes qui ont décidé que l’herbe était le seul Saint Sacrement. Ils vivent en communauté, finissent par s’inventer une vraie religion, inspirée de la Bible.

Les dreadlocks se répandront dans les années 1960, principalement dans les ghettos Ouest de Kingston, à partir du moment où elles acquerront leur statuts anti-establishment. Elles signifient alors l’éveil d’une conscience radicale, et leur longueur permet de savoir la durée d’implication dans le mouvement, le processus de la prise de conscience s’exprime parallèlement à la lente poussée des cheveux.

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