El día de los Muertos est sans doute la fête traditionnelle la plus importante du Mexique, et l’une des fêtes les plus pittoresques d’Amérique latine. Le 1er novembre est le jour des enfants morts, et le 2 est dédié aux adultes disparus.

Au Mexique, « El día de los Muertos » fut instauré dés les années 1920 par les gouvernements nationalistes issus de la révolution de 1910. Mélange de tradition aztèque et de la Toussaint, fête chrétienne apportée par les conquistadors espagnols, le Jour des Morts est fortement symbolisé par ces « Calaveras ».

En effet, chaque 2 novembre, des petits crânes en sucreCalaveras de dulce» ou «Sugar skulls») sont notamment confectionnés pour orner les autels, servir d’offrandes et célébrer les défunts, lors de cérémonies très festives.
Les familles mexicaines, accompagnées des amis, nettoient les sépultures, les décorent, y mettant bougies et fleurs, repeignent les croix et plantent de nouveaux arbustes. Elles partagent des pique-niques sur les dalles de marbre chaud ou à l’ombre des sépultures. Certains veillent toute la nuit à la lumière vacillante des bougies.

Ces crânes ont été ensuite repris par les Américains dans leurs représentations en tatouages de têtes de mort old school. Mais pas seulement ! Pour l’anecdote, Salvador Dali, Picasso, Andy Warhol et William Shakespeare ont également utilisé l’image de la tête de mort dans leurs œuvres. Sans oublier le célèbre logo des Hells Angels ou le fameux drapeau pirate, constitué dans l’imaginaire collectif par une tête de mort et deux tibias entrecroisés.

Les Mexicains n’ont pas peur de la mort, ils ont plutôt tendance à se moquer d’elle. De nos jours, on rencontre dans la rue les enfants déguisés en Dracula, en momies et autres morts-vivants afin d’obtenir des friandises ou des pièces de monnaie. Les mariachis se mettent de la partie et on se met à chanter. Les Mexicains s’offrent des objets traditionnels ou des friandises en forme de squelette ou de tête de mort. Dans certaines régions, des fêtes et des feux d’artifice ont lieu.