Chaque année c’est la même rengaine. Quel que soit le jour de la semaine, tous les 17 mars, on est au rendez-vous pour fêter la Saint-Patrick. Le gosier sec, les potes en chemin et le bon vieux pub irlandais repéré depuis hier matin, on est prêts à battre notre record de litres de bière ingurgités à la minute. Mais, finalement, pourquoi ?

Marqué par le trèfle, le monde tout entier boit des coups à la santé de Saint-Patrick le 17 mars de chaque année. Pourtant, vous ne le savez pas, mais on se fait bien arnaquer… Non seulement il n’est pas irlandais mais écossais, mais en plus il ne s’appelle pas Patrick. Son vrai nom est Maewyn Succat et il serait né autour de l’an 390.

Outre le fait d’avoir un nom chelou, il se serait fait capturer par des pirates à 16 ans puis vendre à un druide. Pendant sa captivité, Dieu lui apparaît, lui dit de s’enfuir. Sitôt dit, sitôt fait, il se casse et devient ultra pieux. Le reste de l’histoire est un peu banale, il prend le nom de Saint-Patrick, tente d’évangéliser les Irlandais et meurt tranquillement.

Malgré son origine religieuse, 13 millions de Guinness sont vendues à la Saint-Patrick. Mais pourquoi ? Jusqu’en 1961, les pubs étaient obligés de fermer – ça n’aide pas à boire. Et en plus, ce jour religieux et férié tombe en plein Carême, donc aucun rapport avec la bière.

Résultat : on boit car les pays étrangers (et notamment les US) ont associé le trèfle, la promotion de la culture irlandaise et la Guinness dans un package tout vert et plein de bière. La fête a complètement été phagocytée par les fans d’apéros maltés.

Rendez-vous le 17 mars prochain pour une nouvelle Saint-Patrick !

Saint Patrick